En tête


dimanche 19 février 2017

Villa De Leyva, Zapaquira, San Gil




Après ces quelques jours passés à Bogota, nous avions hâte de retrouver la nature … de l'air frais et de grands espaces. Aussi, dès qu’on débarque à Villa De Leyva, on est ravis : ce petit village colonial tout blanc, encerclé de montagnes est magnifique et paisible. Les ruelles blanches, les pavés irréguliers et l’immense place centrale («la plus grande d’Amérique Latine », les Colombiens raffolent de superlatifs !), nous charment instantanément. La nature environnante nous tend les bras et on s’émerveille devant les pozos azules.




En chemin, on s’arrête pour visiter la Cathédrale de sel de Zapaquira, un lieu touristique majeur récemment élu première merveille de Colombie. Sur le lieu d’une mine de sel, la cathédrale est vraiment impressionnante, on se sent tout petits devant cette démesure.




On met le cap sur San Gil, capitale des sports extrêmes. La ville est loin d’être jolie, mais elle dégage une atmosphère sympa et accueillante. Et puis, il y a de quoi faire : cascades, jardin botanique avec de jolies petites créatures (qu’il est mignon cet écureuil qui vient nous manger dans la main !), et vol en parapente !




On visite ensuite Barichara, petit village endormi sous un soleil de plomb, théâtre de nombreux films et séries colombiennes. Ce serait le plus beau village de Colombie – revoilà le superlatif ! Le village est effectivement très joli, et un petit camino plongé dans la verdure mène à Guane, un village miniature où nous discutons randonnée avec des habitants rencontrés en chemin. On se dit qu’il y a décidément encore beaucoup à découvrir dans cette région de la Colombie !

Notre prochaine halte aura pour objectif de rassasier notre envie de paysages inédits. Et c’est chose faite avec la Laguna de Tota, un lac d’altitude immense (le second après le lac Titicaca), à l’horizon lointain. Il fait bien plus froid que lors de nos étapes précédentes, c'est aussi ça, la Colombie, des climats sensiblement différents en quelques heures de bus … Lors de notre pause dîner dans le charmant village d’Iza, nous rencontrons Enrique, guide passionné de la région. Il nous offre le moyen d'aller randonner dans un autre paysage magnifique : le paramo. Ce biotope se trouve sur la cordillère des Andes suivant des conditions particulières : entre 3000 et 4000 mètres, avec une humidité bien présente. On part en excursion surexcités à l’idée de découvrir ces drôles de buissons, les frailejones, et le décor alentour surréaliste. La marche nous comble, le paysage est époustouflant, la végétation nous étonne de plus en plus à mesure que nous avalons le dénivelé. Avec nos compagnons colombiens du jour, nous partageons fruits frais et fruits secs, on tente de suivre le rythme malgré l'évident manque d’air ! La journée, faite de rires et de «waw ! », s’achève autour d’une truite grillée, spécialité de la région.

samedi 11 février 2017

Bogota




Nous arrivons à Bogotá de nuit. La journée a été longue, d’attente et de transport, la route depuis Medellin est superbe mais elle serpente beaucoup.

Nous ne prenons pas tout de suite la mesure de la ville. Ce n’est qu’au fil de nos déplacement et excursions que nous en réaliserons la taille. 11 millions d'habitants. 11 millions ! Notre petite Belgique. Du haut d'un des sommets de la ville, le Montserrate, nous apercevons 60% de la ville qui s'étend à perte de vue, L'ascension se fait en téléphérique, ça rend le moment encore un peu plus sympa. On déguste notre premier thé de coca et on prend le temps de s’acclimater à l’altitude.

Le coeur historique et le quartier de la Candelaria sont agréables à parcourir, à pied, tranquillement. On découvre des moments-clés de l’histoire colombienne au détour des rues et des places, la Plaza de Bolivar, centre politique, administratif, judiciaire, religieux de la ville en impose.




En bonne compagnie, nous découvrons la chicha, cet alcool traditionnel à base de maïs fermenté un temps interdit et dénigré par une vaste opération de propagande. Aujourd'hui réhabilité, il n'en reste pas moins un peu secret - il ne se trouve pas dans les commerces classiques et sa qualité n'est pas partout égale. A notre humble avis, on dirait du cidre sans bulles… mais on est heureux d'avoir goûté !

Bogotá nous a charmés pour la qualité de ses musées. Il y en a plus de 50 dans la ville, on avoue qu'on s'est focalisé sur les principaux … Le museo del oro serait un des plus beaux d’Amérique du Sud, et franchement c'est vrai qu’il est impressionnant. Il présente une collection unique de pièces de l’époque pré-colombienne, en or évidemment, mais aussi une multitude de métaux et pierres précieuses. Nous apprenons aussi quelques légendes et traditions indigènes, rendues bien vivantes par ces éléments magiques. Le musée Botero, musée d’art moderne et contemporain, est également magnifique. Il présente des oeuvres de l’artiste colombien qui voyait les gens gros et une partie de ses collections personnelles. Enfin, le musée d’histoire nationale prend place dans une ancienne prison. C'est la scénographie de ce musée qui nous touche, la mise en scène des pièces historiques, l’usage du multimédia, l’intelligence de la présentation.

 
 Bogotá marquera certainement un tournant dans notre voyage. On retiendra que sans la famille, les amis, les soutiens médicaux et moraux la suite de ce voyage ne serait pas possible. L’attelle de Marie arrive en colis express et nous permet de reprendre le voyage comme avant ! On s'en va donc chercher un peu de verdure, de calme, et on s'enfuit de la pollution !

mardi 24 janvier 2017

Medellin : l'exploration urbaine

Medellin est la seconde ville de Colombie. Enclavée dans une immense vallée, elle est dominée par de vertes collines. Medellin, pour nous, forcément, c’est le décor de Narcos, la ville d’Escobar. Malheureusement ou heureusement, peu de Colombiens ont accès à Netflix, ils ne mesurent pas le succès que peu avoir cette série qui dépeint leur ville si tristement.

Alors, Medellin, en vrai, c’est comment ? C’est vivant, c’est organisé, c'est une ville avec des parcs magnifiques – parmi les plus beaux que nous ayons vus -, c’est de la déco de Noël façon parc d’attraction, c’est une ville dans laquelle on se sent bien. Il y a 10 ans, elle tenait le titre peu enviable de ville « la plus dangereuse du monde ». Aujourd’hui, Medellin est un modèle de développement social, de réorganisation urbaine – la fameuse «architecture démocratique », d’éducation des quartiers défavorisés, de lutte contre la violence, d’organisation des transports publics. Se retrouver au cœur de cette ville était inspirant ! Certes, tout n’est pas rose et il y a encore du boulot, mais on sent la force du changement.







Nous suivons nos hôtes dans une fête des lumières inoubliable et nous mesurons petit à petit la chance que nous avons de découvrir la Colombie. On se sent accueillis à bras ouverts, on discute partout : dans la rue, dans les files d’attente, au magasin.



Nous décidons d'aller voir de nos yeux le charme de Guatapé, petit village à quelques dizaines de kilomètres de la ville. Nous choisissons le dimanche … nous ne serons pas les seuls ! Attente pour embarquer dans le bus, bouchons interminables, village bondé, c’est joli mais l’expérience est épuisante. Les transports sont dépassés devant un tel afflux de personnes, et nous impressionnés devant le calme de nos compagnons du jour. Le village est très coloré, les maisons sont décorées de bas-reliefs et il y a de l’ambiance sur les berges au bas du village.

On a adoré découvrir Medellin et on a déjà hâte de notre prochaine étape, Bogotá !