En tête


samedi 6 mai 2017

Ica, Paracas : la désertique côte péruvienne

Nos quelques jours d’arrêt forcé arrivent à terme, nos batteries sont plus que chargées et nous avons hâte de nous remettre en mouvement ! On passe rapidement par Lima, le temps d'en apprendre un peu plus sur cette mégalopole jadis plaque tournante du commerce colonial. On se dirige un peu plus au sud, à Paracas. C'est dans un joli port de pêche que se situe l'embarcadère des Islas Ballestas, les Galápagos du pauvre – tiens tiens, on a déjà entendu ça ! On part au petit matin et on observe des milliers d’oiseaux, des otaries … et même un pingouin ! Les îles se contemplent depuis la mer, interdiction de poser pied à terre, si ce n’est pour les courageux travailleurs chargés de récolter, une fois par an, le précieux guano, fertilisant qui s'arrache à prix d'or …



Le long de la côte de Paracas se trouve un parc naturel protégé, que nous avons visité en enfourchant de rutilants VTT. Étendues asséchées remplies de fossiles, sable jaune brillant, criques discrètes le long d'une mer agitée, le décor est splendide ! Le soleil brûlant ajoute à la beauté du paysage.


 Lelendemain, on prend la route d'Ica et son désert réputé. On fait étape à Huacachina, un véritable oasis, une lagune entourée de palmiers devant d'immenses dunes. Observer le désert est une activité complètement inédite pour nous, et cela nous occupe une bonne partie de l’après-midi, nous patientons que la chaleur s’estompe avant d’aller voir tout ça de plus près. On monte alors dans un bugee digne de Mad Max, un véhicule tout terrain flanqué de suspensions costaudes pour dévaler les dunes à toute vitesse. On a l'impression d’être dans un huit aérien, l’expérience est exaltante, surprenante … et, lorsque notre embarcation s'embourbe dans le sable, terrifiante ! Avant de contempler un coucher de soleil inoubliable sur cette vaste étendue, Jean prend le temps de s'initier au sandboard, il dévale les dunes avec grâce ! Cette étape sur la côte péruvienne nous a enchanté, nous sommes en pleine forme pour accueillir une petite délégation belge en route pour Lima …



jeudi 4 mai 2017

Le Nord du Pérou les pieds dans l'eau

Après deux jours de car pour rallier Cuenca (Équateur) à Chiclayo (Pérou) et un passage de frontière mémorable en pleine nuit, nous arrivons dans la ville côtière qui sur papier nous vendait du rêve.

 Mais sur papier seulement ! La ville est bruyante, chaude, hostile ! Nous ne ferons que la visite du musée Tombas Reales qui présente une collection immense de joyaux retrouvés dans les sépultures des seigneurs de Sipan, une civilisation pré inca dont il reste encore beaucoup à découvrir. C’est sans doute l'un des plus beaux musées que nous ayons visité, autant d’or, d'argent et de pierres précieuses font tourner la tête ! Ça n'empêche qu’on étouffe dans cette ville, on s’enfuit direction Huanchaco.

 Très vite nous effaçons cette première mauvaise impression de nos esprits. Nous découvrons le site archéologique de Chan Chan, une cité qui s’étend à perte de vue dans les plaines désertiques longeant l'océan.


 Dans notre village, les activités ne manquent pas : surf, baignade, mini foot, piscine olympique en plein air... Parfait pour quelques jours à déguster des ceviches et faire le plein de vitamines D.



  C'est lorsque nous voulons nous remettre en route que les choses se compliquent. On nous parle vaguement d’inondations et de routes détruites. La compagnie de bus nous assure qu’il n'y en a que pour quelques jours. Malheureusement, les choses ne vont faire qu’empirer, le courant ”El Nino” qui réchauffe l'océan provoque de fortes pluies plus haut, dans les montagnes. La ville voisine de Trujillo est à plusieurs reprises envahie par les eaux. Chaque soir, les habitants nettoient les coulées de boue et empilent des sacs de sable. Notre station balnéaire échappe un temps à la catastrophe, avant de se transformer en Delta, la digue devient un fleuve. La plage se mue en dépotoir, les eaux charriant tous les déchets sur leur passage. On passe une matinée à ramasser le plastique, c’est toujours ça qui n’ira pas à la mer ... Lorsque l’information arrive à nous, nous découvrons stupéfaits les dégâts dans les villes côtières du Nord, que nous avions traversées quelques jours auparavant. Les maisons détruites, les routes ensevelies, les champs saccagés … et puis les personnes disparues et blessées. Le nord du Pérou souffre.

 Nos proches s'inquiètent mais nous avons de la chance et les quelques jours de blocage deviennent l’occasion de multiplier les activités et de resserrer les liens autour de nous. On tire un trait sur nos envies de treker dans la Cordillère blanche aux environs d’Huaraz. Nous nous rendrons à Lima par les airs pour préparer l’arrivée de nos nouveaux compagnons de route. On quitte Huanchaco un pincement au coeur ...

dimanche 23 avril 2017

Une belle étape détente et découverte à Cuenca

Après ces 15 jours bien chargés en excellente compagnie, nous décidons de quitter la capitale pour prendre un peu de repos. Direction Cuenca, petite ville prospère de 450 000 habitants à 2500m au dessus du niveau de la mer.


 Après une journée à flâner et un désormais classique free tour avec un guide local nous faisant découvrir la ville, ses somptueuses demeures coloniales, ses fabriques de panamas (chapeau équatorien), son marché et ses potins, nous nous remettons en route à la découverte des environs et planifions la suite du voyage.

 Depuis Cuenca, nous prenons un premier contact avec la civilisation inca aux ruines d’Ingapirca. Nous nous laissons porter par notre imagination devant le site sacré, face aux pierres parfaitement ajustées du temple du soleil et le calendrier lunaire découpé dans la roche. Cette rencontre nous enchante, nous sommes curieux de découvrir la suite.



 Avant de quitter l'Equateur, nous voulons profiter une dernière fois de ses paysages majestueux. Cap sur Las Lajas pour une rando d’un jour à plus de 4000. Le paysage est à couper le souffle, on retrouve la végétation du paramo, entre cactus, mousses colorées et cascades. Pas facile de marcher à cette altitude, mais nos efforts sont vraiment récompensés !




 Il est enfin temps pour nous de quitter l'Equateur, direction le Pérou, sa gastronomie (on en a un peu marre du riz poulet), sa culture, ses paysages,..